Imany

Imany
Imany en Swahili ça veut dire l’espoir, la foi, enfin un truc comme ça. Et l’espoir c’est justement, le fioul d’Imany. Elle avance dans la vie, en surfant sur ses rêves, car elle a foi en elle. Elle avait six ans, quand elle s’est mise dans la tête de chanter. À dix ans, ses parents l’envoient dans une école militaire. Entre discipline de fer et levée de drapeau, elle apprend les délices de la musique dans la chorale stricte de l’école. À douze ans, elle rêve encore et toujours, mais cette fois elle rêve de vivre aux Etats-Unis. Bercée aux sons des voix de Tracy Chapman, Marvin Gaye, Tina Turner et de Billie Holiday, elle rêve de vivre à New York, là où tout est possible…Pas facile pour cette petite Française aux origines comoriennes. Mais pas impossible, car à 19 ans, le rêve se réalise. Elle part pour trois semaines, mais y reste six ans. Entre-temps, elle y fait du mannequinat, du stylisme, un peu tout et n’importe quoi. Elle se nourrit du »tout est possible » et elle y croit. Elle économise et écrit des chansons. Dans son temps libre, elle prend des cours de chant et elle monte un petit groupe qui a un grand talent. Entre les castings et les petits boulots, elle fait des gigs et chante dans des endroits mythiques comme le « Joe’s Pub » ou encore le« Bitter End », là où les Bruce Springsteen et Elvis Costello ont joué une vingtaine d’années auparavant. Elle se sent bien au milieu de toutes ces légendes et elle chante, chante, chante. Après sept ans, la France lui manque. La grosse machine américaine est devenue un peu trop pour elle, même si elle les adore ces Américains. Ils sont pros, ils sont bien. Elle rentre au Pays où elle rêve encore et toujours de scènes parisiennes. Elle décide de chanter en anglais et en français, après tout New York fait un peu partie d’elle-même. Depuis son retour, Imany s’est produite dans des salles incontournables, telles que Le Sentier des Halles, Le Réservoir ou encore La cigale. Elle travaille désormais sur son album; un album qui parlera très bien d’elle, mieux qu’elle ne pourrait le faire elle-même. Ça parlera d’amour, de solitude, de regret et de joie. Imany c’est une voix et même parfois une grande gueule. C’est un timbre boisé et tendre qui a lui seul raconte une histoire. Ses affinités avec le folk, le rock, la soul et la poésie aident à comprendre les couleurs qui se mélangent dans ses paroles. Ça sonne mélancolique aux premiers abords, mais au fond c’est toujours plein d’espoir…